Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
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NEPTUNE : l’observatoire câblé

Observation des océans en temps réel

Le 21 août 2009 – Les océans qui nous entourent couvrent environ 70 p. 100 de la Terre. Pourtant, nos connaissances sur ces milieux d'une importance vitale sont très limitées. Pour combler cette lacune, des scientifiques canadiens sont en train d'installer un observatoire sous-marin de pointe, afin de collecter des données sur l'écosystème de la planète le moins bien connu.

Ce projet, appelé Le lien suivant vous amène à un autre site Web NEPTUNE (North-East Pacific Time Series Undersea Networked Experiments), est une innovation canadienne qui permettra de voir les profondeurs océaniques à la maison par l’intermédiaire d’Internet.

Source : Juliane Richter et Birte Wagner/GEO Magazine Cliquez pour agrandir
Source : Juliane Richter et Birte Wagner/GEO Magazine

NEPTUNE sera le premier observatoire sous‑marin câblé du monde; il sera installé au large de la côte de l’île de Vancouver sur la plaque Juan de Fuca, la plus petite des 13 plaques tectoniques qui constituent l’écorce terrestre. Cet observatoire permettra aux scientifiques d’examiner les forces motrices qui agissent dans le mouvement des continents, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques. Mais ils pourront faire encore beaucoup plus!

À l’aide de centaines d’instruments, notamment des véhicules chenillés de grand fond, les scientifiques du projet NEPTUNE pourront mesurer les changements survenus dans les propriétés biologiques, chimiques et physiques du fond marin à des profondeurs allant de 100 mètres à 2,7 kilomètres.

NEPTUNE Canada fera découvrir le milieu océanique au monde entier grâce à un réseau de câbles de fibre optique de 800 kilomètres relié à la University of Victoria. Les données ainsi transportées seront alors diffusées dans un site Web au profit du grand public, ainsi que des chercheurs du monde entier.

La collaboration entre des chercheurs de divers pays et disciplines a été un facteur clé de la création du projet NEPTUNE. Cet accès libre aux données permettra aux scientifiques de collaborer et de profiter des travaux des autres, ainsi que d’informer simultanément le grand public tout au long de la durée de vie prévue du projet (25 ans).

Neuf grandes expériences sont planifiées, dont chacune aura une utilité propre et des applications spécifiques. Mentionnons entre autres les alertes précoces aux tremblements de terre et aux tsunamis, l’amélioration des modèles de prévision climatique et l’augmentation des connaissances sur les profondeurs océaniques.

L’un des projets les plus prometteurs porte sur le phénomène unique des hydrates de méthane; ce phénomène est appelé familièrement « glace qui brûle ». Il s’agit de poches très instables de gaz naturel piégé dans la glace du fond marin sous très grande pression. Il est difficile de les étudier de façon sécuritaire et précise en raison de tous ces facteurs. Cependant, avec l’aide du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et du projet NEPTUNE, Ross Chapman, de la University of Victoria, dirige des travaux de recherche sur les hydrates de méthane, qu’il pourra explorer à partir de sites de forage voisins. M. Chapman et son équipe prélèveront des échantillons pour savoir s’il est possible d’utiliser les hydrates de méthane comme source d’énergie sans nuire à la stabilité du fond marin.

Le projet NEPTUNE positionnera le Canada à l’avant‑garde de la recherche océanographique pour de nombreuses années et transformera à jamais le paysage de l’océanographie.