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Mammographies 3D

Aucune douleur, plus d'avantages

Le 26 Octobre 2009 – Au Canada, une femme sur neuf sera atteinte du cancer du sein au cours de sa vie. Les médecins suggèrent des examens réguliers afin de déceler les tumeurs éventuelles et de poser un diagnostic, mais la plupart des femmes sont d'avis que les mammographies sont une expérience qui n'est pas des plus agréables. Le sein est comprimé entre deux plaques pour assurer une répartition uniforme des tissus afin d'obtenir la meilleure image possible, mais cela cause un inconfort considérable à la patiente. Bien que la quantité de radiation reçue pendant la mammographie soit faible, l'exposition à ce rayonnement limite la fréquence à laquelle ces examens sont effectués.

Une chercheuse appuyée par le CRSNG s'emploie à rendre les examens du sein plus sûrs et plus faciles pour toutes les femmes. Elise Fear, de la University of Calgary, a passé la dernière décennie à mettre au point une technologie pour un nouveau système d'imagerie qui donnera une représentation tridimensionnelle de l'intérieur du sein et de toute tumeur éventuelle.

Le système de Mme Fear est appelé Tissue Sensing Adaptative Radar (TSAR) (radar adaptatif de détection de tissus) et est fondé sur un système radar à bande ultralarge. Dans le cadre d'un examen avec le TSAR, la patiente s'étend sur une table à plat ventre et par un orifice, place un sein dans un petit réservoir d'huile de canola. L'huile permet de produire une meilleure image étant donné qu'elle réduit la quantité de rayonnements micro-ondes qui sont réfléchis par la peau sans les absorber. Le réservoir effectue ensuite un mouvement rotatif autour du sein, et une petite antenne, à l'intérieur du réservoir, effectue un balayage de toute la zone avec de courtes impulsions de micro-ondes qui sont réfléchies par les tissus. Les tissus graisseux sains apparaissent translucides aux micro-ondes, alors que les tumeurs et les tissus glandulaires entraînent davantage de réflexion en raison des différences dans leurs propriétés électromagnétiques.

Le système illumine environ 200 points différents sur le sein, et toute réflexion est enregistrée par un capteur. À la fin du balayage, les signaux indésirables sont éliminés par filtrage, et les différentes vues sont transformées en une image composite tridimensionnelle. Aucun instrument ne touche les tissus mammaires au cours de l'examen qui prend environ 30 minutes.

Rendre l'examen convivial pour les patientes a été l'une des principales préoccupations du projet, affirme Mme Fear. Grâce à sa méthode sans contact, le TSAR ne cause aucune douleur. En outre, alors que les mammographies font appel à un rayonnement ionisant de faible intensité, la technologie de Mme Fear utilise des micro-ondes moins puissantes que celles qu'émet un téléphone cellulaire.

Après dix ans de mise au point, les essais cliniques de la technologie du TSAR viennent à peine de débuter, mais elle suscite un énorme enthousiasme chez les femmes. Il y a encore du travail à faire, et Mme Fear estime qu'il faudra encore au moins cinq ans avant que la technologie soit utilisée dans les cliniques d'examen du sein dans l'ensemble du pays. Entre temps, son équipe et elle, travaillent à pouvoir détecter les tumeurs de moins d'un centimètre, étant donné que les mammographies aux rayons X permettent de déceler les tumeurs de cette taille. L'équipe de chercheurs espère également pouvoir fournir plus de renseignements sur les tumeurs qu'elle décèle, une tâche qui peut parfois exiger de nombreux types d'images, ainsi que des biopsies.

Plus facile et plus sûr. La recherche canadienne trouve un moyen d'y parvenir.