Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
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La recherche à l’honneur

Hommage aux lauréats des prix du CRSNG

Le 1er juin 2010 – Aujourd'hui, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) a présenté ses prix les plus prestigieux en l'honneur des meilleurs chercheurs en sciences et en génie du Canada. Les lauréats et leurs invités ainsi que des députés et des membres du milieu des sciences et du génie du Canada ont assisté à la cérémonie qui a eu lieu sur la Colline du Parlement.

La Médaille d'or Gerhard-Herzberg en sciences et en génie du Canada est le prix le plus prestigieux décerné par le CRSNG. Elle rend hommage à des scientifiques et à des ingénieurs canadiens des plus exceptionnels. Cette médaille est décernée annuellement à un chercheur, choisi parmi trois finalistes, dont les travaux menés au Canada ont grandement fait progresser le domaine des sciences naturelles ou du génie et se caractérisent par leur excellence et leur influence soutenues.

Les deux finalistes à la Médaille d'or Gerhard-Herzberg du CRSNG de 2009 sont Brenda Milner, de l'Université McGill, et Stephen Withers, de la University of British Columbia.

Le lauréat de la Médaille d'or Gerhard-Herzberg du CRSNG de 2009 est Gilles Brassard de l'Université de Montréal.

Les Bourses commémoratives E.W.R. Steacie du CRSNG sont décernées en vue de favoriser l'avancement de la carrière de membres du corps professoral fort prometteurs qui jouissent d'une grande renommée internationale pour leurs travaux de recherche novateurs.

Les lauréats de 2010 d'une Bourse commémorative E.W.R. Steacie sont :

Le Prix Brockhouse du Canada pour la recherche interdisciplinaire en sciences et en génie vise à reconnaître les réalisations d'excellentes équipes de chercheurs canadiens provenant de différentes disciplines, qui ont uni leur expertise et leurs efforts pour apporter une contribution exceptionnelle à l'échelle internationale dans les domaines des sciences naturelles ou du génie au cours des six dernières années.

Les lauréats du Prix Brockhouse du Canada pour la recherche interdisciplinaire en sciences et en génie de 2009 sont Sanjeev Chandra, Thomas Coyle, Javad Mostaghimi et Valerian Pershin du Centre for Advanced Coating Technologies (CACT) de la University of Toronto.

Le Prix John-C.-Polanyi du CRSNG rend hommage à un chercheur ou à une équipe de chercheurs dont les travaux menés au Canada sont à l'origine d'une percée remarquable réalisée récemment dans un des domaines des sciences naturelles ou du génie qu'appuie le CRSNG.

Les lauréats du Prix John-C.-Polanyi du CRSNG de 2009 sont Christian Marois, de l'Institut Herzberg d'astrophysique, David Lafrenière, de la University of Toronto, et René Doyon, de l'Université de Montréal.

Le Prix postdoctoral Howard-Alper du CRSNG est décerné au candidat qui s'est le mieux classé au concours de bourses postdoctorales du CRSNG. Ce prix reconnaît l'excellence universitaire, les contributions actuelles et éventuelles à la recherche ainsi que l'entregent, les habiletés en communication et les compétences en matière de leadership du candidat.

Le lauréat du Prix postdoctoral Howard-Alper du CRSNG de 2009 est Graham Scott de la University of British Columbia.

Les Prix d'études supérieures André-Hamer du CRSNG sont décernés aux meilleurs candidats aux concours de bourses aux niveaux de la maîtrise et du doctorat.

Les lauréates des Prix d'études supérieures André-Hamer du CRSNG de 2009 sont Nadine Borduas, de la University of Toronto (au niveau de la maîtrise), et Delphine Bouilly de l'Université de Montréal (au niveau du doctorat).

Félicitations aux lauréats de cette année pour leurs réalisations exceptionnelles en sciences et en génie.

Discours de Gilles Brassard

La version prononcée fait foi

Monsieur le Ministre,
Madame Fortier,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs les journalistes,

Nul honneur n'est plus grand que celui d'être ainsi reconnu par ses pairs. Mais plus encore que cette reconnaissance personnelle, je suis sensible au fait que c'est la seconde année consécutive que la plus haute distinction du CRSNG honore une discipline directement reliée à la mécanique quantique. Je tiens également à féliciter tous les autres lauréats des prix qui sont décernés aujourd'hui, en soulignant tout particulièrement les exceptionnelles réalisations des deux autres finalistes Herzberg de cette année. Et permettez-moi de dire aux nouveaux boursiers Steacie que ce même honneur qui m'a été décerné par le CRSNG il y a presque 20 ans a été le point tournant de ma propre carrière. Profitez-en! Je félicite tout particulièrement Alexandre Blais, de l'Université de Sherbrooke, qui est l'un des jeunes chercheurs en informatique quantique les plus prometteurs du Canada.

Quantum mechanics is perhaps the most profound revolution ever to occur in our understanding of nature. But while born with the 20th century, it appeared for many decades to be just a game, played by physicists strictly for the sake of advancing pure knowledge and without any impact on everyday life. And then, quantum mechanics gave birth to the transistor, and the transistor led to electronics, and society was transformed forever. The physicists' “game” ultimately led to the information age in which we now live, with consequences for society even greater than those of the steam engine, which sparked the Industrial Revolution.

As I speak, we are poised to experience a second quantum revolution. The 21st century may be remembered as the Age of Entanglement. A three-minute speech is not the place to describe this phenomenon to you, so you will have to believe me when I tell you that entanglement is the most marvellous—almost magical—of all quantum phenomena. Harnessing entanglement will enable us to unleash the full power of quantum mechanics in ways never before thought possible, transmitting and processing information with unconditionally secure communication, and computers so powerful that current supercomputers may soon look like mere abacuses. This will lead to applications that we cannot even imagine today, ultimately making the world a safer place in which to live.

None of this would be possible without basic, curiosity-driven research. Truly fundamental advances can only take place when researchers are freely encouraged to follow their imagination, with no obligation to produce immediate applications for their work. First, we must seek to understand the world in which we live for the sake of pure knowledge, and then... who knows where it may lead!

Canada has been at the leading edge of quantum information science for more than three decades. Ours is perhaps the best country in the world for research in this thriving discipline. This has been made possible by support from both the private and the public sectors. In particular, the Canadian Institute for Advanced Research (CIFAR) plays a pivotal role by fostering interaction between computer scientists, mathematicians and physicists all across the country, thus breaking down barriers between disciplines. This unique institute, always on the lookout for the "Next Big Question", is a formidable asset for our country. And, of course, NSERC has shown exceptional vision by encouraging purely theoretical researchers, such as myself, to push the frontiers of knowledge with no strings attached. In fact, NSERC has been present in my life for nearly four decades when they awarded me my first graduate scholarship. I can never thank them enough.

I deeply believe that NSERC and CIFAR are what truly make Canada the world's best place to carry out fundamental and far-reaching research in a variety of scientific disciplines, for the greater benefit of all mankind.

Bien sûr, aucun succès ne vient seul. Je suis profondément reconnaissant à mes collègues et étudiants pour tout ce que nous avons accompli ensemble. Je tiens particulièrement à souligner l'apport exceptionnel de Charles Bennett, Claude Crépeau et Alain Tapp, ainsi que l'environnement de travail exceptionnel que l'Université de Montréal met à ma disposition depuis plus de 30 ans. Je tiens également à souligner la présence parmi nous de mes deux filles, qui sont en fait ma plus grande source de fierté.

Merci, Madame Fortier, de m'offrir cette occasion inestimable de démontrer une fois encore qu'investir dans la recherche fondamentale est profitable tant pour le Canada que pour le monde entier. When Canada invests in pure research, Canada profits and so does the world. Long live scientific inquiry and long live NSERC!

Thank you.