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Stupeur et tremblements

La recherche sismique

Cet article a été rédigé par Paul Mayne et publié initialement dans le site Web de la University of Western Ontario, This link will take you to another Web site Western News, le 23 juin 2010.

Le 25 juin 2010 – Le tremblement de terre de magnitude de 5,0 qui a frappé une grande partie de l'Ontario le 23 juin a constitué un bel exemple pratique pour Kristy Tiampo et Gail Atkinson, toutes deux professeures en sciences de la Terre à la University of Western Ontario.

La professeure Atkinson (titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les aléas sismiques et le mouvement du sol) et sa collègue Kristy Tiampo (titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Benfield-IPSC en évaluation des risques sismiques) participent à une étude nationale des aléas sismiques et, avec des étudiants, elles ont récemment terminé plusieurs études dans la région d'Ottawa.

« Il s'agit d'un événement important qui nous permet de vérifier de manière pratique plusieurs de nos hypothèses sur les risques d'un tremblement de terre », explique Mme Tiampo, soulagée que le séisme n'ait fait aucun blessé.

« Nous avons consacré beaucoup de temps et d'énergie à ce projet. Nous avons ici des étudiants qui travaillent à des scénarios de tremblements de terre et se penchent sur les conséquences de certains types de tremblements de terre à Ottawa. Ce tremblement de terre arrive à point nommé. »

Le tremblement de terre, d'une durée de 10 à 15 secondes, a été ressenti sur un vaste territoire s'étendant d'Ottawa et du Québec aux États américains de l'Ohio et du Michigan. Selon le This link will take you to another Web site United States Geological Survey, le tremblement de terre a commencé à 13 h 41, et son épicentre se trouvait à 53 kilomètres au nord-est d'Ottawa, près de Buckingham, au Québec.

Selon Mme Tiampo, un tremblement de terre de cette magnitude peut fissurer ou faire tomber les briques et lézarder les murs, mais seulement dans les bâtiments situés à proximité de l'épicentre. Mais le séisme n'a pas été nécessairement ressenti par tous, car cela dépend du type de structure où se trouve une personne, ou du type de sol sur lequel repose le bâtiment.

« Ma sœur vit à Detroit, et elle ne l'a pas ressenti, mais apparemment certaines personnes au Michigan l'ont ressenti », ajoute-t-elle.

Même si le Sud-Ouest de l'Ontario a connu plusieurs tremblements de terre mineurs au fil des ans, Mme Tiampo explique qu'un séisme de cette ampleur est plutôt rare. Le plus récent tremblement de terre de cette importance dont elle se souvient, d'une magnitude de 5,2, avait été enregistré en 2002, et l'épicentre était situé dans le nord du Vermont.