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IRM améliorée

Rendons les choses parfaitement claires

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) a changé le monde de la médecine diagnostique lorsque Raymond Damadian a inventé cette technologie en 1977, en raison de la clarté des images anatomiques qu’elle produit lorsqu’elle cartographie le corps humain. Grâce à cette technologie, les fournisseurs de soins de santé peuvent maintenant observer les tissus mous sans avoir à procéder à des chirurgies exploratoires invasives. 

Récemment, un physicien canadien diplômé de la University of Western Ontario a mis au point un dispositif qui améliore grandement la capacité de l’appareil d’IRM de différencier un tissu sain d’un tissu malade.

L’invention de Jamu Alford, nommée Delta Relaxation Enhanced Magnetic Resonance (dreMR), fait appel à la physique fondamentale pour améliorer l’efficacité des produits de contraste propres à un tissu (des produits pharmaceutiques qui équivalent en IRM aux marqueurs optiques). De plus en plus, ces produits de contraste sont utilisés pour détecter et cartographier certains enzymes et certaines protéines ainsi que d’autres molécules associées à des maladies, à des états ou à des tissus particuliers que les radiologistes doivent examiner. Actuellement, par exemple, l’un de ces produits se lie aux protéines de liaison du folate, qui sont plus nombreuses dans les tissus du sein atteints d’une tumeur maligne. Un autre produit de contraste se lie à la fibrine, une protéine dont la présence indique des caillots sanguins.

Toutefois, même lorsque des produits de contraste perfectionnés sont utilisés, une certaine quantité d’entre eux ne se lient jamais et cachent le tissu ciblé. En outre, il est difficile de différencier le tissu ciblé du tissu adipeux, qui paraît également comme un point brillant sur l’image obtenue par IRM. Pour isoler réellement le tissu malade, les radiologistes ont besoin d’images obtenues avant et après l’emploi d’un produit de contraste.

Le dispositif de M. Alford envoie de puissantes impulsions magnétiques précisément chronométrées dans la région ciblée en modifiant la force du champ magnétique de l’appareil, ce qui fournit aux radiologistes de précieux renseignements sur le contenu moléculaire des tissus du patient soumis à l’examen. Lorsqu’un produit de contraste se lie à la molécule biologique qu’il cible, il envoie une signature unique que le dreMR de M. Alford isole, ce qui se traduit par une image montrant seulement le tissu lié au produit de contraste, celui que le radiologiste cherche.

Cette technologie permet au radiologiste de distinguer un tissu malade d’un tissu sain. L’innovation de M. Alford, qui travaille maintenant au Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School, lui a valu un des deux seconds prix Défi innovation 2010 du CRSNG. Ces prix sont appuyés par la Banque de développement du Canada et le CRSNG.