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Toujours verts

Retarder la perte des aiguilles des sapins

Une équipe de chercheurs dirigée par Rajasekaran Lada du Nova Scotia Agricultural College travaille à doubler la durée de conservation des arbres de Noël en faisant en sorte qu’ils puissent garder leurs aiguilles plus longtemps.

Afin de trouver les raisons qui expliquent la chute des aiguilles, les chercheurs ont placé des branches de sapin baumier dans des contenants d’eau installés à l’intérieur d’une chambre de culture et ont surveillé leur réaction. Les branches ont commencé à produire une hormone végétale appelée éthylène après dix jours, et trois jours plus tard, des aiguilles ont commencé à tomber. Les branches étaient complètement dénudées après 40 jours.

Bien que l’on sache depuis longtemps que l’éthylène accélère le mûrissement des fruits et protège les plantes des blessures et de la sécheresse, le lien entre cette hormone, le stress et la perte des aiguilles des branches de sapin baumier constitue une nouvelle découverte. Cette découverte a donné lieu à une méthode qui permet de ralentir la perte des aiguilles, le problème le plus important auquel fait face l’industrie des arbres de Noël et des produits de verdure.

Le mérite de cette découverte revient à M. Lada, titulaire d’une subvention du CRSNG, et à Mason MacDonald, titulaire d’une bourse d'études supérieures du CRSNG.

Les chercheurs ont constaté que l’application de deux composés chimiques, réputés pour bloquer la production d’éthylène, permettait d’accroître la durée de conservation des aiguilles pour atteindre 87 jours. L’un des composés chimiques utilisés (un gaz) pourrait aider à conserver les arbres pendant leur transport par camion. L’autre pourrait être ajouté à l’eau pour fortifier les arbres à la maison.

Jusqu’à présent, ces traitements n’ont été mis à l’essai que sur de petites branches. Mais si les chercheurs peuvent démontrer qu’ils sont aussi efficaces sur des arbres entiers et qu’ils sont économiquement viables, l’innovation pourrait devenir un véritable atout dans le marché canadien concurrentiel des arbres de Noël. C’est là une bonne nouvelle lorsque les déplacements sont longs et que la fraîcheur des produits est primordiale.

En 2008, les ventes d’arbres de Noël naturels ont dépassé les 65 millions de dollars au Canada, et le marché mondial représente 1,85 milliard de dollars. Avoir des sapins qui se conservent plus longtemps signifierait moins de temps passé à ramasser des aiguilles et davantage de temps devant le foyer.

Joyeuses Fêtes!