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Plein feu sur la longévité

Des piles moins coûteuses et plus durables

Quiconque a déjà oublié son chargeur de batterie pour se rendre compte plus tard que la pile de son téléphone cellulaire ou de son ordinateur était à plat seulement quelques heures avant de l’utiliser pour réaliser une tâche cruciale partage la frustration d’Amir Banihashemi à l’égard de la durée des piles des appareils de communication dont nous ne pourrions plus nous passer.

Pour apaiser cette frustration, M. Banihashemi, professeur à la Carleton University et ingénieur électrique, met au point des améliorations pour de nouveaux systèmes de communication qui consomment moins d’énergie, ou moins énergivores, et ce, afin de prolonger la durée des piles de nombreux appareils, comme les téléphones cellulaires, les téléphones intelligents, les ordinateurs portatifs et les tablettes.

« Nous mettons au point de nouveaux algorithmes qui permettront de réduire considérablement la consommation d’électricité et d’augmenter la vitesse de transmission des appareils. Nous concevons également de nouvelles architectures de circuits numériques plus efficaces que les circuits actuels », affirme M. Banihashemi.

À l’heure actuelle, les algorithmes développés pour les circuits intégrés utilisés dans les téléphones cellulaires et les ordinateurs portatifs sont conçus pour traiter les signaux transmis par les ondes et les antennes. Ces signaux peuvent être dégradés par les bruits ou l’interférence lorsqu’ils se déplacent dans l’air, mais les algorithmes intégrés aux circuits de l’appareil récepteur sont conçus pour traiter les données à très grande vitesse et corriger toute erreur qui pourrait avoir détérioré les octets de données.

Le processus de correction des données consomme de l’énergie et peut ralentir la transmission des données. Les nouveaux algorithmes conçus par M. Banihashemi permettent d’améliorer ce processus en décodant plus efficacement les données détériorées, tout en réduisant la consommation d’électricité et en augmentant la vitesse de transmission des données.

M. Banihashemi, titulaire d’une subvention du CRSNG, a déjà conçu un circuit moins énergivore qui décode et corrige les erreurs plus rapidement. À l’époque, ses travaux portaient sur les circuits analogiques. À l’heure actuelle, il travaille avec SiliconPro, entreprise de haute technologie située à Ottawa, pour améliorer le processus de correction des erreurs dans l’univers numérique.

Les travaux de M. Banihashemi tombent à point, soit pendant une période qui est marquée par l’augmentation des tarifs d’électricité, du nombre d’appareils personnels enfichables et de la pression de mettre au point de nouvelles technologies moins énergivores. Si les travaux de M. Banihashemi donnent les résultats attendus, on pourra peut-être brancher nos appareils électroniques une fois par mois au lieu d’une fois par jour.

« Les résultats dont nous disposons indiquent que nous pourrions améliorer le rendement d’un ou de deux ordres de grandeur, ce qui constituerait une amélioration substantielle, affirme M. Banihashemi. Une pile pourrait ainsi durer dix fois plus longtemps. »

Les travaux de M. Banihashemi permettront également d’augmenter la vitesse à laquelle les gens peuvent télécharger, téléverser et transmettre des vidéos en utilisant leurs appareils portatifs.

« Il nous reste encore du chemin à faire avant que les gens puissent le faire à très grande vitesse, mais si on disposait de cette capacité, cela serait très utile pour tout le monde », précise M. Banihashemi.

Les défis inhérents aux travaux de M. Banihashemi l’ont incité à se concentrer sur des problèmes urgents que les étudiants qu’il supervise pourraient l’aider à résoudre. En tant que mentor de la prochaine génération de chercheurs, il prend plaisir à les voir apprendre en relevant des défis.

« La satisfaction que j’éprouve à échanger des idées avec les étudiants et à les voir acquérir des connaissances pour devenir de solides scientifiques et chercheurs, voilà ce qui me motive », affirme M. Banihashemi.