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Aux trousses des ours

La plupart des gens cherchent à éviter les ours. Sarah Rovang, quant à elle, cherche plutôt à en attirer le plus grand nombre possible. L'étudiante de deuxième cycle au Département des ressources renouvelables de la University of Alberta met au point de meilleures méthodes pour déterminer la taille des populations d'ours dans une région donnée, leur état de santé et leur situation.

Pour ce faire, Mme Rovang attire les ours vers une zone précise à l'aide d'un mélange âcre de sang de bœuf rance, d'huile de colza, de bois et de mousses. Cette zone est délimitée par un seul fil de fer barbelé posé suffisamment bas pour qu'un ours puisse l'enjamber tout en laissant au passage une petite touffe de fourrure composée de poils de garde et de duvet. Cette touffe constitue en quelque sorte une carte de visite, car elle renferme l'ADN de l'ours. Une analyse en laboratoire peut livrer une mine de renseignements sur le sexe, l'hérédité et l'état de santé général de l'animal.

« L'ADN peut servir à identifier des individus, ce qui nous donne une meilleure idée de leur nombre dans une région donnée, explique Mme Rovang. Ces échantillons nous permettent également de détecter certaines hormones, comme celles liées au stress, et de connaître les facteurs qui influent sur la santé des ours. »

Les grizzlis faisant à présent partie des espèces menacées, il est désormais primordial que les intendants de la faune et autres chercheurs se dotent de moyens plus économiques de recenser les populations d'ours. La démarche de Mme Rovang, qui a débuté au printemps de 2011, présente notamment l'avantage de s'être déroulée sur quatre mois, soit près de deux mois de plus que les études antérieures. Cela lui a permis de recueillir plus de 650 échantillons de fourrure.

« Pour adopter des mesures de conservation, nous devons surveiller la population locale; il est donc important de trouver des moyens fiables et économiques d'assurer une surveillance à long terme. L'un de ces moyens pourrait être d'établir un réseau de placettes d'échantillonnage permanentes », indique Mme Rovang.

Les travaux de Sarah Rovang sont dirigés par Scott Nielsen et appuyés par des subventions du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ainsi que d'autres partenaires. Dans le cadre de travaux futurs, Mme Rovang cherchera à déterminer l'aire de répartition orientale des grizzlis des Rocheuses.