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Éviter les blessures

Naveen Chandrashekar, chercheur à la University of Waterloo, a créé un simulateur unique des blessures du genou : le premier du monde pour comprendre comment prévenir les déchirures du ligament croisé antérieur (LCA), souvent appelées les blessures du LCA – une des parties du corps les plus vulnérables.

Chaque année, plus de 100 000 jeunes athlètes ont besoin d'une chirurgie, parce que le ligament qui entoure leur genou s'est déchiré. Plus de la moitié d'entre eux souffriront d'arthrose, ce qui engendrera des coûts globaux de plus de un milliard de dollars pour le système de soins de santé.

Jusqu'à maintenant, on en savait peu sur la cause de ces blessures. M. Chandrashekar a créé un système robotique qui applique des pressions aux genoux de cadavres, similaires à celles que les athlètes subissent lorsqu'ils courent ou sautent. Le système enregistre et numérise les données dans le but d'aider à comprendre les facteurs anatomiques, les forces musculaires et la cinématique du genou qui prédisposent aux blessures du LCA. Il est maintenant possible de voir la différence, par exemple, entre un atterrissage sur un genou en extension et un atterrissage sur un genou en flexion.

« Nous pensions que l'origine du problème était l'articulation du genou, explique M. Chandrashekar. Mais nous avons découvert que les muscles liés à la flexion des hanches jouent un rôle majeur. Si une grande force est exercée sur les hanches, la pression sur le LCA est accrue, une relation qui n'avait pas encore été découverte  »

Grâce à ces connaissances, il sera possible de concevoir des régimes d'entraînement qui permettront d'éviter les blessures du LCA plutôt que d'avoir recours à la chirurgie. D'ici trois ou quatre ans, les chercheurs auront élaboré des programmes d'entraînement concrets pour protéger les genoux des athlètes et améliorer leur performance. À long terme, ces résultats pourraient être utiles à toute la population – particulièrement les jeunes de 15 ou 16 ans, qui sont les plus susceptibles de se blesser. Et les professeurs d'éducation physique et les entraîneurs amateurs pourront utiliser ces techniques d'entraînement avec de jeunes athlètes, ce qui permettra d'économiser des milliards de dollars en soins de santé.