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Quand un arbre tombe dans la forêt... ne faudrait-il pas que le responsable du parc à bois débités le sache? Dans l’économie d’aujourd’hui, basée sur la production juste-à-temps, la réponse serait idéalement « oui ». Mais depuis de nombreuses années, le secteur forestier est en retard pour ce qui est de l’optimisation de la chaîne de valeur.

En bref, la chaîne de valeur est une série d’activités qui vont de la collecte des matières premières à la fabrication des produits et à leur livraison aux consommateurs. Aujourd’hui, comme l’industrie doit relever le défi de la durabilité, la récupération du produit final et la réutilisation des matériaux sont devenues des activités essentielles.

En 2002, le consortium de recherche FORAC, dirigé par la professeure Sophie D’Amours et ses collègues de l’Université Laval, a constaté qu’il était possible de réunir la combinaison idéale de compétences pour s’attaquer à l’optimisation de la chaîne de valeur dans l’industrie forestière canadienne. Cette démarche n’avait jamais été faite en raison de la trop grande complexité de cette industrie.

Le consortium FORAC met en relation des experts de la foresterie, de la science du bois et de la gestion forestière avec des ingénieurs industriels, des consultants en gestion et des mathématiciens, afin d’assurer l’exploitation optimale de la forêt.

« Lorsque vous exploitez une forêt, vous obtenez une gamme de produits : des arbres dont l’âge, l’espèce et la qualité diffèrent. Ces divers produits répondent aux besoins différents des consommateurs, et cela est très difficile à planifier, explique Mme D’Amours. Les activités étaient réalisées par plusieurs organisations – certaines publiques, d’autres privées – qui visaient différents objectifs. Ces organisations planifiaient sans connaître les retombées et les interventions des autres, ce qui a mené à la prise de mauvaises décisions. »

Ainsi, les travaux de recherche de FORAC ont aidé la société Domtar à réduire les commandes prévues qui nécessitent beaucoup d’espace d’entreposage. Ils l’ont convaincue qu’il est possible de baser la production sur des commandes confirmées plus tôt dans la chaîne de valeur, une mesure novatrice qui a réduit de 30 p. 100 les coûts logistiques. En outre, le consortium aide d’autres entreprises à trouver des moyens de collaboration qui leur sont profitables mutuellement, p. ex. remplir les camions avec les produits les plus en demande, ce qui contribue à réduire les coûts et les émissions de carbone.

Actuellement, FORAC cherche des spécialistes d’autres disciplines pour réaliser des travaux d’une plus vaste portée. « En améliorant la planification et l’harmonisation de la mise en valeur des forêts et du développement de l’industrie, nous serons mieux en mesure d’atteindre les objectifs économiques, environnementaux et sociaux », conclut Mme D’Amours.