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Déraciner l’arbre de la vie de Darwin

Pendant près d’un demi-siècle, les biologistes ont fait appel aux techniques moléculaires pour reconstruire l’arbre de la vie de Darwin, qui montre que toutes les espèces vivant sur Terre ont évolué à partir de formes de vie unicellulaires primitives pendant des milliards d’années. Cette théorie était considérée comme un fait établi par la communauté scientifique.

Puis est arrivé W. Ford Doolittle. Ce biologiste moléculaire de la Dalhousie University a d’abord été fortement critiqué pour l’étude qu’il a réalisée en 1999, dans laquelle il prétendait qu’en raison d’un processus appelé transfert horizontal de gènes, l’arbre de l’évolution conçu par Darwin ne rend pas adéquatement compte des deux tiers de l’histoire de la vie sur Terre. Ce processus de permutation de gènes – courant entre des formes de vie minuscules telles que les bactéries – est maintenant considéré comme l’un des grands facteurs de l’évolution des génomes microbiens, notamment de la progression de la résistance aux antibiotiques et de l’origine de nouveaux pathogènes.

M. Doolittle a reçu la Médaille d’or Gerhard-Herzberg en sciences et en génie du Canada en 2014 pour ses études novatrices plus de 270 au total, qui ont mené à une réévaluation fondamentale de nombreuses croyances scientifiques enracinées depuis longtemps. Il a particulièrement été influent grâce à ses théories selon lesquelles une grande partie du génome humain serait composé d’« ADN muet » (un ou plusieurs gènes ont pour seul but de survivre) et que nos propres gènes contiendraient dans leur structure ce qui est essentiellement des fossiles de leurs adaptations évolutives.

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