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Comprendre l’antimatière

Une expérience marquante pourrait aider à expliquer comment l’univers s’est formé après le Big Bang. Dans le cadre d’un projet international dirigé par une équipe canadienne et réalisé au laboratoire du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN), situé près de Genève (Suisse), des chercheurs utilisent des micro-ondes pour manipuler des atomes d’antihydrogène. Ce faisant, ils donnent au monde un premier aperçu d’une « empreinte antiatomique ».

L’équipe ALPHA, qui compte des Canadiens, a réalisé sa première percée en 2010, lorsqu’elle a réussi à capter pour la première fois l’antihydrogène (l’antimatière de l’hydrogène ordinaire). Puis, en 2011, elle a été en mesure de conserver l’antihydrogène dans une « bouteille magnétique » complexe pendant plus de 16 minutes, soit 5 000 fois plus longtemps qu’au cours de son meilleur essai précédent.

Dans la dernière expérience, dont les résultats ont été publiés en 2012 dans la revue Nature, les chercheurs canadiens ont dirigé les efforts déployés pour mesurer une propriété intrinsèque d’un atome d’antimatière dans l’espoir de trouver des indices qui pourraient aider à répondre à des questions fondamentales au sujet de l’univers.

Cette expérience a permis d’observer la réaction de l’antihydrogène aux micro-ondes, ce qui pourrait permettre de comparer les propriétés de l’antihydrogène à celles bien connues de l’hydrogène ordinaire. Ainsi, les écarts constitueraient de précieuses données pour expliquer pourquoi l’univers est principalement formé de matière et pourquoi l’antimatière a pratiquement disparu.

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