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Qui pensons-nous être?

Des projets de recherche axée sur la découverte jettent de la lumière sur la biologie humaine

On dit que tout ce que nous pouvons imaginer est réel. Lorsque l’imagination est mise à contribution, la créativité, la découverte et l’innovation se déchaînent. La créativité et l’innovation sont au cœur de tous les progrès en recherche et le CRSNG sait que grâce au soutien de base et à la liberté qu’il donne, les meilleurs chercheurs canadiens peuvent explorer leurs idées les plus prometteuses et réaliser des découvertes révolutionnaires.

Voici quelque exemples de projets de recherche prometteurs actuellement réalisés par des universités canadiennes :

Les percées de la recherche sur la formation de la mémoire

Iva Zovkic du Département de psychologie de la University of Toronto Mississauga (Ontario) réalise des travaux de recherche en neurosciences axés sur l’apprentissage et la mémoire. Elle s’intéresse au processus de formation de la mémoire et de régulation des gènes dans le cerveau, ainsi qu’au rôle de certaines protéines dans l’activation et la désactivation des gènes liés à la mémoire en réponse à l’apprentissage. Elle a découvert que l’une des protéines qu’elle étudie, qui est habituellement liée au développement et au cancer, participe également à la régulation de la fonction cognitive. Alors, à long terme, cette protéine pourrait être utilisée pour traiter des troubles de mémoire.

Quel effet l’exercice a-t-il sur les vaisseaux sanguins?

Darren DeLorey mène des travaux de recherche à la Faculté d’éducation physique et de loisirs de la University of Alberta (Edmonton, Alberta) dans le but de mieux comprendre le mécanisme de régulation de la pression sanguine et l’acheminement du sang vers les organes et les tissus. Il tente de déterminer l’effet de l’exercice régulier sur les vaisseaux sanguins. M. DeLorey sait que l’exercice régulier est bon pour le système cardiovasculaire et peut prévenir les maladies chroniques, mais il veut maintenant mieux connaître les mécanismes physiologiques qui procurent ces avantages et la « dose » d’exercice requise pour les obtenir. Une meilleure compréhension de l’effet de l’exercice sur le système cardiovasculaire et des mécanismes d’adaptation physiologiques de base liés à l’exercice régulier pourrait mener à des « prescriptions d’exercice » pour le traitement de maladies et d’affections caractérisées par le dysfonctionnement vasculaire, par exemple le vieillissement.

Renforcer la mémoire, un escargot à la fois

On sait depuis longtemps que le produit du métabolisme de la vitamine A, l’acide rétinoïque, contribue au développement des cellules nerveuses, cellules qui traitent et transmettent l’information dans le cerveau à l’aide de signaux électriques et chimiques. Gaynor Spencer, biologiste à la Brock University (St. Catharines, Ontario), étudie comment l’acide rétinoïque guide la croissance des neurones pendant leur développement et leur régénération. Elle examinera comment les bouts en croissance des cellules nerveuses, appelés cônes de croissance, se tournent vers l’acide rétinoïque et comment celui-ci change la direction de la croissance. Pour ce faire, elle utilisera des escargots. Les résultats pourraient aider à comprendre le comportement des cônes de croissance chez les vertébrés et les mammifères et la façon d’utiliser l’acide rétinoïque pour renforcer la mémoire.

Des travaux qui ouvrent les yeux

Ben Thompson, professeur à la School of Optometry and Vision Science de la University of Waterloo (Ontario), intensifiera ses travaux de recherche transformationnelle, qui pourraient être révolutionnaires, sur les raisons pour lesquelles la plasticité du cerveau humain diminue avec l’âge et la façon de la rétablir. La plasticité du cerveau, qui est optimale chez les jeunes enfants, est essentielle au développement des fonctions telles que la vision et à l’apprentissage de nouvelles compétences. Quand les humains vieillissent, la plasticité de leur cerveau diminue; il devient alors beaucoup plus difficile d’acquérir de nouvelles compétences ou de réapprendre les fonctions de l’organisme. M. Thompson espère que ses travaux aideront les adultes qui ont besoin de rééducation, par exemple les personnes qui se remettent d’un accident vasculaire cérébral, à réapprendre des fonctions telles que la vue, la parole et le mouvement des membres.

Comprendre nos mouvements lorsque nous prenons des décisions rapides

Heather Neyedli, professeure à la School of Health and Human Performance de la Dalhousie University (Halifax, Nouvelle-Écosse), étudie la planification et l’exécution des mouvements et leurs conséquences favorables et défavorables, c’est-à-dire le processus décisionnel visuomoteur. Nous prenons tous les jours des décisions visuomotrices rapides, par exemple quand il faut changer rapidement de voie sur la route ou répondre au téléphone sans renverser sa tasse de café. Pour prendre ces décisions et avoir ce que nous espérons être la meilleure réaction, nous utilisons l’information qui provient du milieu environnant et notre expérience. Les travaux de Mme Neyedli visent à comprendre quand le rendement n’est pas optimal et comment la formation et l’expérience peuvent améliorer les décisions visuomotrices. Ses travaux permettront de mieux comprendre comment nous nous comportons lorsque nous prenons une décision rapide et comment fonctionne le système visuomoteur.

À droite ou à gauche?

Lorin Elias, professeur de psychologie à la University of Saskatchewan (Saskatoon, Saskatchewan), examinera la latéralité, c’est-à-dire notre tendance à favoriser un côté plutôt qu’un autre au point même de heurter plus souvent des objets avec le côté droit qu’avec le côté gauche. Ses travaux ont de nombreuses applications potentielles, que ce soit pour l’éclairage d’étalage, la publicité, la sécurité au travail ou, par l’entremise de sa collaboration avec les chercheurs de la Canadian Naturalistic Driving Study, la sécurité routière.