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Du Nunavut à Boston et plus loin encore

Les aventures trépidantes de Leah Johnston pendant ses études de premier cycle en microbiologie

Leah Johnston et John Rohde dans le laboratoire
Photo : Bruce Bottomley

Entre Cape Dorset (Nunavut) et Boston (Massachusetts), Leah Johnston vit une quatrième année universitaire trépidante, voyageant partout en Amérique du Nord pour parler du pouvoir de l’éducation et des sciences, ainsi que de ses travaux de recherche de premier cycle en microbiologie.

Mme Johnston a eu envie d’entreprendre des études de baccalauréat en microbiologie et en immunologie après avoir suivi un cours sur les maladies et les bactéries au secondaire. C’est ainsi qu’elle s’est inscrite au This link will take you to another Web site programme de sciences intégré (en anglais) de la Dalhousie University, programme de sciences intensif de première année à caractère multidisciplinaire, axé sur la recherche scientifique.

Deux ans plus tard, Mme Johnston obtenait un emploi d’été à titre d’assistante de recherche dans le laboratoire de John Rohde, au Département de microbiologie et d’immunologie. L’été suivant, elle était de retour dans ce laboratoire après avoir obtenu une convoitée bourse de recherche de premier cycle (BRPC) du CRSNG.

Étant titulaire d’une BRPC du CRSNG et membre de la Première Nation des Six Nations de Grand River, Mme Johnston était aussi admissible au Programme de suppléments pour ambassadeurs autochtones des sciences naturelles et du génie, qui a pour objet de stimuler l’intérêt des jeunes autochtones pour les sciences naturelles et le génie et de favoriser leur participation à ces domaines en invitant les étudiants et les stagiaires autochtones à se rendre dans des collectivités et des écoles autochtones.

« Créer une base de recherche diversifiée au Canada est l’un des objectifs du CRSNG pour les cinq prochaines années, rappelle le président du CRSNG, B. Mario Pinto. Le Programme des ambassadeurs autochtones est un exemple formidable de la relation que l’organisme établit avec les collectivités autochtones. »

L’idée d’être ambassadrice autochtone du CRSNG a piqué l’intérêt de Mme Johnston. C’est pourquoi M. Rohde l’a présentée à Robert Huish, professeur au Département des études de développement international de la Dalhousie University qui étudie l’incidence élevée de la tuberculose au Nunavut. Quelques mois plus tard, Mme Johnston s’est retrouvée à Cape Dorset et à Iqaluit pour expliquer la microbiologie, l’immunologie et la tuberculose à des élèves de la cinquième à la douzième année.

« Le voyage qu’a effectué Leah pour parler de ses travaux lui a permis de faire découvrir les sciences et le génie à davantage d’habitants du Nunavut, ce qui incitera un plus grand nombre d’élèves autochtones à suivre ses traces », précise M. Pinto.

« Je serai peut-être un facteur positif dans la vie des gens et j’espère que je contribuerai au changement, ajoute Mme Johnston. À la suite de ma présentation devant une classe de sixième année, l’enseignante m’a dit qu’un de ses élèves voulait être scientifique plus tard. Je me suis dit que si j’avais influencé une seule personne, alors j’avais réussi. »

Avant de se rendre au Nunavut, Mme Johnston était présidente de la toute première équipe de la Dalhousie University à participer au grand rassemblement de l’International Genetically Engineered Machine Foundation (iGEM), dans le cadre d’un concours de recherche en biologie synthétique qui s’adresse aux étudiants et aux professeurs qui les supervisent. Cette équipe formée d’étudiants en microbiologie, en chimie et en agriculture avait pour objectif de recréer un composé que renferme le bleuet et qui confère à ce fruit une valeur nutritive et des vertus immunitaires.

Avec l’aide de M. Rohde de la Faculté de médecine, de Vasantha Rupasinghe de la Faculté de l’agriculture et de Sophia Stone de la Faculté des sciences, l’équipe iGEM de la Dalhousie University a travaillé pendant deux étés pour préparer les travaux qu’elle présenterait plus tard au rassemblement de Boston.

Les étudiants de l’équipe iGEM devaient travailler avec neuf gènes différents dans le cadre de leur projet. Celui dont Mme Johnston était responsable lui a posé tout un défi : comme elle était incapable de copier l’ADN de ce gène, elle a dû le créer à partir de zéro en ayant recours à la méthode d’assemblage Gibson.

« Leah est la première personne, au Département [de microbiologie et d’immunologie] à avoir employé avec succès la méthode d’assemblage Gibson, souligne M. Rohde. Et c’est une étudiante de premier cycle! »

This link will take you to another Web site L’équipe iGEM (en anglais) a fait bonne impression au grand rassemblement de Boston. Même si elle ne s’est pas classée parmi les lauréats, elle a néanmoins bien profité de cette expérience, selon Mme Johnston.

Leah Johnston devrait obtenir son diplôme au printemps. Elle espère s’inscrire à une école de médecine après avoir fait une autre visite au Nunavut et suivi un programme d’études bibliques au Royaume-Uni.

Source : This link will take you to another Web site Dalhousie University (en anglais)