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Le ralentissement des navires sauve des baleines

Une chercheuse de la UBC étudie l’effet du trafic maritime sur les baleines


Lael Parrott
Mention de source : UBC Okanagan

Les espèces de baleine en voie de disparition et le trafic maritime qui les menace peuvent coexister, comme le montrent des travaux de recherche réalisés à la University of British Columbia (UBC).

« Chaque année, plus de 8 000 navires commerciaux traversent l'habitat essentiel et l'aire d'alimentation de plusieurs espèces de grande baleine, explique Lael Parrott, professeure agrégée de biologie et des sciences de la Terre et de l'environnement au campus Okanagan de la UBC. Même si le trafic maritime présente de nombreuses menaces pour le milieu marin, il est de fait l'un des moyens de transport de biens commerciaux les moins polluants. »

« Notre étude montre que le fait de réduire la vitesse du trafic maritime dans les zones sensibles peut diminuer considérablement le risque de collisions mortelles entre les navires et les baleines et protéger le milieu marin et les habitats. »

Mme Parrott et des représentants de Parcs Canada, de Pêches et Océans Canada, de l'industrie et du secteur de l'environnement ont utilisé un modèle informatique pour simuler le mouvement des navires et des baleines dans le fleuve Saint‑Laurent, une voie de navigation importante en Amérique du Nord.

Après avoir étudié un certain nombre de facteurs, le groupe a convenu que la réduction de la vitesse apportait le plus grand avantage sur le plan de la conservation du milieu marin tout en ayant les retombées les plus faibles sur les activités de navigation.

L'étude de Mme Parrott a été publiée dans la revue Solutions. À la suite de cette étude, plus de 80 % des navires qui passent par la principale aire d'alimentation des baleines dans l'estuaire du fleuve Saint‑Laurent ont accepté de réduire leur vitesse.

La réduction de la vitesse a diminué d'environ 40 % le risque global de collisions mortelles entre les navires et les baleines.

« Voilà un excellent exemple des bons résultats qu'il est possible d'obtenir en combinant la science et un processus décisionnel basé sur la collaboration », conclut Mme Parrott.

Vous pourrez en apprendre davantage au sujet des travaux de Lael Parrott (en anglais seulement).

Source : Le lien suivant vous amène à un autre site Web The University of British Columbia Okanagan