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Les guêpes du Costa Rica – Alex, Eddy, Naomi…


Alex Smith

Des écoliers du Costa Rica ont donné leur nom à de minuscules guêpes grâce à des travaux de recherche qui étaient dirigés en partie par un professeur de la University of Guelph et qui visaient à identifier des espèces.

Alex Smith, professeur de biologie intégrative, faisait partie d’une équipe dont l’objectif était de découvrir et de décrire des guêpes qui vivent dans des forêts éloignées du nord-ouest du Costa Rica. L’équipe a découvert 20 espèces de guêpes inconnues et leur a donné le nom d’élèves de l’élémentaire de plusieurs collectivités voisines. Ces élèves étaient les gagnants d’un concours d’art local appelé « Je donne mon nom à une espèce… », dans le cadre duquel ils devaient dessiner les forêts sauvages qui les entourent.

Le projet visait à mieux connaître les insectes parasitoïdes qui s’attaquent aux chenilles pendant qu’elles broutent dans l’Area de Conservación Guanacaste (ACG) du Costa Rica, un site du patrimoine mondial. M. Smith s’est servi de l’ADN pour identifier les guêpes, et un chercheur d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a confirmé leur identité et les a décrites en se basant sur la morphologie classique.

« Ces insectes sont très petits et, comme la plupart des insectes, ils n’ont pas été classifiés comme ils le mériteraient, particulièrement dans les tropiques, a déclaré M. Smith. Au cours de la dernière décennie, nous avons démontré que nous pouvons produire de bonnes connaissances sur la véritable diversité en combinant les connaissances écologiques et la classification basée sur l’ADN et la morphologie. »

La plupart de ces nouvelles espèces de guêpes ne vivent que dans les forêts de nuages tropicales fraîches et humides – qui comptent parmi les espaces les plus menacés des tropiques en raison du réchauffement et de la sécheresse associés au changement climatique. « Ce projet est important, parce que l’identification précise des espèces qui composent les écosystèmes correspond aux valeurs fondamentales des sociétés humaines. De plus, ces espèces vivent dans des habitats menacés, a poursuivi M. Smith. L’attribution de ces noms n’est que le début de notre quête de connaissances sur cette diversité cachée. »

L’idée de donner le nom d’écoliers aux guêpes est venue du couple qui a financé le projet et qui espère susciter l’intérêt local pour la protection de la biodiversité. « Il est rare de capturer de tels insectes; grâce à nos travaux, il sera plus facile de les identifier lorsque nous le ferons, a expliqué M. Smith. Nos découvertes nous permettront probablement de mieux comprendre le rôle qu’ils jouent dans ces écosystèmes néotropicaux. La biodiversité a un effet favorable sur la fonction écosystémique et donc, sur de nombreux aspects de la santé humaine et de l’économie. »

L’équipe comptait des chercheurs de la Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, de la University of Pennsylvania, du University of Virginia’s College à Wise et de l’ACG du Costa Rica. Les travaux réalisés à Guelph étaient financés par une subvention à la découverte du CRSNG.

Les résultats ont été publiés dans le This link will take you to another Web site Journal of Hymenoptera Research (en anglais seulement).

L’article a été adapté avec la permission de la This link will take you to another Web site University of Guelph (en anglais seulement).