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Améliorer la qualité de l’eau dans les collectivités

La collaboration innovatrice entre un collège et une université mène à la création d’une nouvelle technologie de traitement de l'eau

Au vingt-et-unième siècle, l’eau représente un point de controverse important. Cette précieuse ressource est insuffisante dans de nombreux pays, et une grande partie est sale ou contaminée. Onita Basu, professeure agrégée de génie de l’environnement à la Carleton University, a travaillé avec le Collège Humber et le partenaire industriel MS Filter Inc. pour améliorer les techniques de filtration de l’eau. Grâce à leurs innovations, les techniques de filtration utilisées partout au Canada seront plus sures et écologiques.

L’équipe de recherche de Mme Basu a réalisé des expériences en laboratoire et dans une remorque pilote – une version miniature d’une usine de traitement – fournie par MS Filter Inc., afin de cerner les différences entre les deux méthodes de filtration. Une remorque pilote est munie entre autres d’un biofiltre qui sert à traiter l’eau avant qu’elle soit acheminée dans le réseau de distribution.

MS Filter Inc. a proposé à l’équipe de se pencher sur le problème suivant : comme la température des sources d’eau canadiennes varie, le rendement des biofiltres diminue en hiver. Le cas échéant, quels facteurs contribuent à ce problème outre les changements de température? Comment est-il possible de gérer ces préoccupations?

L’équipe a évalué la qualité de l’eau qui entrait et sortait et déterminé que le ratio des éléments nutritifs dans la source d’eau – notamment le carbone, l’azote et le phosphore – influe grandement sur la capacité de la remorque à éliminer le carbone organique et, plus important, que la méthode de lavage à contrecourant de la colonne du biofiltre diminue beaucoup l’efficacité de celle-ci. Elle a mis à l’essai en laboratoire dix séquences différentes, afin de trouver les solutions les plus pertinentes pour améliorer l’élimination du carbone organique dans l’eau.

Le meilleur moyen de régler les problèmes de biofiltration est d’adopter des protocoles de lavage à contrecourant distincts pour l’été et l’hiver, afin de réduire les limites du système et d’améliorer le processus d’élimination du carbone organique. La prochaine étape pour Mme Basu consiste à faire participer davantage de partenaires industriels à ses travaux et à réaliser davantage d’essais axés sur des cas précis. « Toutes les usines du Canada qui sont équipées d’un biofiltre peuvent profiter de ces connaissances; notre but est de leur en communiquer le plus grand nombre possible afin d’optimiser tous les biofiltres. »

Il a été possible d’établir un partenariat entre la Carleton University et le Collège Humber en partie grâce à la subvention De l’idée à l’innovation pour les universités et les collèges du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG). Mme Basu est convaincue que cette collaboration a favorisé la combinaison de nombreuses compétences en laboratoire. Les étudiants du Collège Humber, qui possèdent de nombreuses connaissances pratiques, ont fait fonctionner la remorque pilote et réalisé des activités physiques et techniques.

Mme Basu, qui espère établir des partenariats avec d’autres collèges à l’avenir, fait l’éloge de ce programme qui favorise la collaboration et décrit judicieusement les différentes capacités des étudiants du collège et de l’université : « Les étudiants du niveau collégial ont de grandes capacités de raisonnement tridimensionnel et les étudiants diplômés de la Carleton University, de grandes capacités de raisonnement bidimensionnel… ils apprennent vraiment les uns des autres. »

« Les étudiants du collège avaient un véritable sens pratique, convient Sarra Ikhlef, étudiante diplômée et coordonnatrice de la recherche au laboratoire de Mme Basu. Quand il fallait régler un problème du système, ils trouvaient immédiatement une solution, alors que ça nous prenait beaucoup de temps. »

Mme Basu affirme que sans la subvention du CRSNG, son équipe n’aurait pas pu lancer le projet de recherche. « Le CRSNG a fourni l’essentiel du financement qui a permis la création du partenariat, conclut-elle. C’est un excellent programme. »