La recherche nordique constitue une activité vitale sur les plans social, économique et stratégique. Occupant près de la moitié de la masse continentale du pays, mais comptant seulement 1 p. 100 de la population canadienne, le Nord canadien fait face à des défis uniques concernant notamment le développement des ressources, l’autonomie gouvernementale accrue et le règlement des revendications foncières. Récemment, le changement climatique, dont les répercussions se font le plus sentir dans le Nord, constitue un enjeu de plus en plus important. Effectuer de la recherche dans le Nord peut permettre de recueillir des renseignements précieux sur les causes et les répercussions du changement climatique, le déplacement de pollution, l’importance de la biodiversité et d’autres enjeux d’importance pour les Canadiens.
Afin de répondre aux préoccupations au sujet de la capacité de recherche insuffisante du Nord, le CRSNG a fait, au cours de la dernière décennie, des investissements majeurs dans la recherche nordique par l’entremise de divers programmes. (Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le
Rapport du CRSNG sur la recherche nordique). L’initiative la plus récente s’inscrit dans la contribution canadienne à l’Année polaire internationale (API), qui s’est terminée en mars 2009. En plus de l’appui qu’il apporte à la recherche nordique, le CRSNG a administré plus de 30 millions de dollars des 98 millions de dollars investis par le gouvernement fédéral dans les projets de recherche réalisés dans le cadre de l’API.
L’API étant officiellement terminée, on prépare maintenant les prochaines étapes de la recherche nordique. Le CRSNG élabore actuellement une stratégie sur la recherche nordique visant à faire fond sur l’héritage de l’API et à proposer de nouvelles manières d’appuyer la recherche nordique. Ses objectifs et ses priorités cadrent avec la
Stratégie fédérale pour le Nord du Canada, annoncée par le gouvernement fédéral en août 2009.
En ce qui concerne l’avenir de la recherche nordique, on étudie la possibilité de construire une station de recherche dans l’Extrême-Arctique. Un panel d’experts, nommé par le Conseil des académies canadiennes, a d’ailleurs fortement appuyé cette initiative en 2008. Le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada mène présentement une étude de faisabilité afin de déterminer le meilleur emplacement de la station de recherche dans l’Extrême-Arctique et les besoins en matière d’infrastructures.
De par sa nature, la recherche nordique est concertée, interdisciplinaire et internationale. Les chercheurs canadiens travaillent avec de nombreux collègues d’autres pays, en plus d’être à l’occasion leurs hôtes, dans le but de mieux comprendre un coin du globe qui subit des changements qui pourraient avoir une incidence sur le monde entier.
