Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
Symbol of the Government of Canada

Liens de la barre de menu commune

Ancienne lauréate
Prix d'études supérieures André-Hamer du CRSNG de 2004

Sharonna Greenberg

Au niveau de la maîtrise

University of Windsor


C'est en suivant les traces de sa mère que Sharonna Greenberg s'est engagée dans la voie d'une carrière universitaire en chimie qui lui a valu un prix.

À l'âge de trois ans, Mme Greenberg, première étudiante à la maîtrise à remporter le Prix d'études supérieures André-Hamer du CRSNG, concoctait déjà des potions dans le laboratoire de sa mère. À l'époque, Shafi Greenberg était chercheuse en chimie à l'Université York. Elle avait l'habitude d'aller chercher ses enfants à la garderie de l'université puis de les laisser s'amuser à mélanger des acides, des bases et des indicateurs.

« On mélangeait toutes ces solutions transparentes incolores, et elles devenaient jaunes ou roses. C'était vraiment amusant », se souvient Mme Greenberg en riant.

Vingt et un ans plus tard, Mme Greenberg, maintenant étudiante à l'University of Windsor, concocte encore des potions. Et elle aime toujours la couleur, en particulier celle d'un polymère qu'elle a créé au cours de sa quatrième année d'études à l'University of Toronto. En combinant des atomes métalliques de cobalt dans un polymère de carbosilane, Mme Greenberg et ses coéquipiers, sous la direction de Ian Manners, ont créé un composé entièrement nouveau.

Contrairement aux polymères traditionnels à base de carbone comme ceux qui servent à la fabrication des sacs ou des contenants hermétiques en plastique, le polymère de Mme Greenberg est brun et opaque. En raison des qualités optiques et magnétiques que le polymère a héritées du cobalt, il pourrait être utile dans la fabrication d'écrans d'ordinateur ou de dispositifs d'enregistrement.

Cette capacité à tirer de la recherche fondamentale des applications concrètes est l'une des choses qui ont attiré Mme Greenberg dans cette discipline. « C'est intéressant de penser que l'on peut faire sa marque et changer les technologies de demain, que l'on peut jouer un rôle dans la mise au point de ce genre de choses », explique-t-elle.

Compte tenu de l'excellence universitaire de Mme Greenberg, ses aptitudes à la recherche, ses compétences en communication, son entregent et son leadership, elle constituait une candidate de tout premier plan au Prix d'études supérieures André-Hamer, qui est décerné pour la première fois en 2004.

Le prix a été nommé en mémoire d'un jeune chercheur très prometteur qui travaillait avec M. Arthur McDonald, lauréat de la Médaille d'or Gerhard-Herzberg en sciences et en génie du Canada de 2003. M. McDonald, professeur et titulaire de la Chaire de recherche universitaire en physique de la Queen's University, a fait don de 100 000 $ du montant de la subvention associée à la Médaille Herzberg du CRSNG afin d'établir deux prix d'une valeur de 10 000 $ décernés annuellement aux meilleurs candidats aux concours de bourses aux niveaux de la maîtrise et du doctorat.

Mme Greenberg a commencé ses études de premier cycle en biologie avant de changer d'orientation et d'opter pour la chimie. Les résultats immédiats et pratiques, la perspective fondamentale que lui procure la chimie et son expérience de travail sur les polymères l'ont conquise.

« Avec une discipline plus théorique comme les mathématiques et la physique, ce n'est pas aussi concret, explique-t-elle. Les couleurs ne changent pas. »

Pour son mémoire de maîtrise à l'University of Windsor, Mme Greenberg s'aventure dans la science de la catalyse – la création de catalyseurs qui entraînent des réactions chimiques (mais qui ne subissent pas de changements au cours des réactions). Elle est à la recherche d'un catalyseur qui favorisera les liens carbone-carbone aux fins d'utilisation dans l'industrie pétrolière pour transformer les gaz en liquides.

« J'aime vraiment la chimie », explique Mme Greenberg, qui aime le défi associé à la poursuite d'un objectif, mais aussi la surprise que lui procure le résultat. « On cherche ce qu'on essaie de synthétiser et on travaille à cette fin. C'est tout à fait passionnant. »

Quant à la mère de Mme Greenberg, qui enseigne la chimie dans une école secondaire, elle peut être sûre que son exemple a véritablement servi de catalyseur à sa fille.