Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
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Ancien lauréat
Bourse commémorative E.W.R. Steacie de 2001

Ben Koop

Biologie moléculaire

University of Victoria


Les « familles » que le professeur Ben Koop préfère sont formées de mélanges complexes qui obligent ce chercheur à se demander qui sont les parents et qui sont les enfants. Il ne s'agit pas nécessairement de familles dysfonctionnelles. C'est plutôt qu'elles sont composées entièrement de gènes! Ben Koop est, en quelque sorte, le généalogiste de ces familles.

La diversité des familles génétiques que découvre ce biologiste moléculaire de l'Université de Victoria a ouvert la voie à de nombreuses applications, allant d'une meilleure gestion de la faune de Colombie-Britannique à la mise au point de cancérothérapies potentielles.

Grâce à ces travaux scientifiques novateurs, Ben Koop s'est vu attribuer une Bourse Steacie 2001 du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, l'une des distinctions les plus prestigieuses en sciences et en génie décernées au Canada.

Mais comment un chercheur peut-il traiter de sujets aussi divers que les gènes du système immunitaire humain et l'évolution des escargots qui vivent au fond des océans?

« Le dénominateur commun de toutes mes recherches est l'étude de l'évolution moléculaire, explique Ben Koop, qui est originaire de Fort St. John en Colombie-Britannique. Lorsque vous étudiez l'évolution des gènes, vous pouvez observer comment les gènes ont évolué par eux-mêmes au sein d'une espèce donnée, mais aussi comment ils ont évolué chez différentes espèces ».

Pour Ben Koop, le système immunitaire humain est un excellent champ d'étude de l'évolution d'une « famille » de gènes apparentés.

« Si le système immunitaire fonctionne aussi bien, c'est parce que de nombreux gènes se sont reproduits et se sont spécialisés afin de pouvoir identifier le vaste éventail de corps étrangers qui peuvent s'infiltrer dans notre organisme », explique-t-il.

Il s'agit également d'un domaine offrant d'énormes possibilités d'applications médicales pratiques. En comprenant les mécanismes de base des maladies auto-immunes, comme l'arthrite rhumatoïde et le cancer, on est plus à même de mettre au point d'éventuelles thérapies.

Le succès de Ben Koop dans ce domaine en évolution rapide, qui requiert énormément de données, est tributaire de sa grande compétence technique. En 1996, il a participé aux travaux visant à documenter ce qui constituait alors la plus grande séquence du génome humain, c'est-à-dire un segment du lymphocyte T bêta, l'un des éléments clés du système immunitaire chez l'humain.

Grâce à sa Bourse Steacie, ce penseur éclectique poursuivra ses recherches visant à caractériser une région du génome humain, appelée 7q22, très riche en gènes, mais aussi « fragile » parce que sujette aux ruptures et à la recombinaison. Parmi les propriétés génétiques propres à cette région, mentionnons l'existence possible d'un gène suppresseur de tumeurs.

Cette région du génome intéresse aussi Ben Koop parce que l'on y retrouve le type de familles de gènes diversifiés qui remet en question les réponses simples.

« Maintenant que nous avons cartographié de façon approximative le génome humain, les travaux de recherche à venir devront déterminer comment les gènes interagissent de milliers de façons et d'une manière synergique pour créer un organe et même la pensée », conclut-il.