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Ancienne lauréate
Bourse commémorative E.W.R. Steacie de 1996

Catherine Kallin

Physique

McMaster University


La physique de la matière condensée suscite beaucoup d'enthousiasme depuis quelque temps, et ce grâce aux réalisations de la professeure Catherine Kallin et de ses collaborateurs, de l'Université McMaster. Ces chercheurs étudient les mesures des micro-ondes de matériaux supraconducteurs. Ils utilisent les données recueillies en vue de déterminer les propriétés électriques et magnétiques de ces matériaux et de comprendre la raison pour laquelle ils présentent le phénomène de la supraconductivité.

« Nos connaissances traditionnelles de la supraconductivité, découverte en 1911, nous incitent fortement à penser que celle-ci ne devrait pas se manifester à une température supérieure à 30 degrés Absolus (-243 degrés Celsius), explique la professeure Kallin. Découverte en 1986, la supraconductivité à haute température (au-dessus de 30 degrés Absolus) a grimpé depuis à un niveau record de 160 degrés Absolus (-113 degrés Celsius). « Un grand nombre d'indices nous amènent à penser que le phénomène de la supraconductivité serait provoqué par les interactions électron-électron. Nous commençons tout juste à étudier ce que cela signifie par rapport aux propriétés électriques et magnétiques de ces matériaux. »

Ce n'est que par hasard que la professeure Kallin, reconnue comme sommité mondiale en théorie de la matière condensée, s'est lancée dans une carrière en physique. Au secondaire, elle avait délaissé cette discipline après la dixième année. Un cours de « physique pour les poètes » qu'elle a suivi dans un collège communautaire a éveillé son intérêt pour cette discipline et l'a incitée à entreprendre un baccalauréat spécialisé en physique à l'Université de la Colombie-Britannique.

« Le professeur qui enseignait le cours de physique pour les poètes était fantastique, se rappelle Catherine Kallin, car il faisait le lien avec le monde réel. » Cette expérience a influencé la philosophie de Mme Kallin en matière de pédagogie. « Les méthodes traditionnelles d'enseignement de la physique s'adressent à ceux qui s'intéressent davantage à la difficulté que posent les problèmes plutôt qu'à leur importance, explique-t-elle. Cette approche ne réussit pas à susciter beaucoup d'intérêt, ajoute-t-elle, du moins pas le mien. Ce qui m'a piquée, c'était de comprendre l'impact et l'importance de la physique et son application dans le monde réel. »

« Je suis préoccupée par les études qui démontrent que les femmes continuent d'abandonner les mathématiques et les sciences à l'école secondaire, comme je l'ai fait. Il y a beaucoup de carrières pour lesquelles il est essentiel de posséder des connaissances dans ces domaines. Les jeunes femmes peuvent se couper de ces opportunités avant même de se rendre compte de ce qu'elles ont à perdre. Nous devons encourager davantage les femmes à continuer à étudier les mathématiques et les sciences. »