Décontamination plus rapide du sol dans l’Arctique

La recherche aide à accélérer une méthode d’assainissement du sol éprouvée

 

Dans l’Arctique canadien, les activités portant sur les ressources naturelles, par exemple l’exploitation minière et l’extraction de gaz, font appel à des engins fonctionnant au diesel pour effectuer la plupart des travaux lourds. En cas de déversement de diesel et de contamination du sol, l’industrie utilise souvent une méthode appelée « épandage » pour effectuer le nettoyage. Selon cette méthode de traitement, des équipes travaillent le sol comme s’il s’agissait d’une terre agricole : elles le labourent, le fertilisent et l’arrosent, ce qui aide les microorganismes qui vivent dans le sol à décomposer les contaminants. On parle alors de « biodégradation » ou de « biorestauration ». Steve Siciliano mène des travaux visant à accélérer ce processus. Ce spécialiste des sols de la University of Saskatchewan explore de nouveaux ingrédients que l’on pourrait utiliser au moment de l’épandage pour accélérer la biodégradation. Travaillant en étroite collaboration avec Nunatta Environmental Services Inc., seule entreprise du secteur de l’environnement qui appartient à des Inuit au Nunavut, il explore également les combinaisons d’ingrédients d’épandage qui sont le plus efficaces en été et en hiver. La recherche de M. Siciliano aidera l’industrie à réduire les répercussions environnementales des engins diesel qu’elle utilise dans le Nord canadien.

Contributions de 2010 à 2011 : CRSNG, 25 000 $; partenaires industriels et autres organisations, 11 000 $.