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Des chercheurs de la University of British Columbia mettent au point un masque médical biodégradable pouvant être utilisé contre la COVID-19


(Source d’image: Paul Joseph/UBC)

Fabriqué au Canada au moyen de fibres de bois locales, le masque peut être produit en Colombie-Britannique

La pénurie mondiale de masques médicaux, qui a nui aux efforts des professionnels de la santé dans la lutte contre le nouveau coronavirus, a fait ressortir la nécessité d’améliorer les chaines d’approvisionnement et d’être en mesure de fabriquer davantage de masques localement.

Des chercheurs du This link will take you to another Web site BioProducts Institute de la University of British Columbia (UBC) ont relevé le défi en concevant ce qui pourrait être le tout premier masque N95 entièrement fabriqué au Canada. Il s’agit peut-être aussi du tout premier masque médical entièrement compostable et biodégradable au monde.

« En raison de l’escalade des tensions qui survient lors d’une pandémie, les chaines d’approvisionnement internationales en masques médicaux peuvent s’effondrer et créer des pénuries locales », explique This link will take you to another Web site Johan Foster, chercheur et professeur agrégé de génie chimique et biologique à la Faculté des sciences appliquées de la UBC. « Lorsque nous avons décidé de concevoir un masque en mars dernier, nous savions d’entrée de jeu que nous voulions une solution utilisant des matériaux locaux, qui soit facile à produire et peu couteuse, et compostable et biodégradable. »

Le nouveau masque, que l’on appelle le masque canadien ou Can-Mask, répond à tous ces critères, explique M. Foster, qui est également titulaire de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Canfor en bioproduits avancés à la University of British Columbia.

Le support du masque est entièrement fait de fibres de bois de la Colombie-Britannique, provenant d’essences telles que le pin, l’épinette et le cèdre, ainsi que d’autres essences résineuses. Le devant d’un des prototypes comporte un filtre N95 commercial, et le devant de l’autre prototype comporte un filtre spécialement conçu par l’équipe de la University of British Columbia, à partir de produits issus du bois. Les deux prototypes sont actuellement soumis à des essais visant à vérifier qu’ils sont conformes aux spécifications de l’industrie de la santé en ce qui concerne l’ajustement et la perméabilité. Les chercheurs prévoient par ailleurs demander à Santé Canada d’homologuer ces masques dans un avenir rapproché.

Selon les chercheurs, il s’agit d’une bonne solution de rechange aux masques synthétiques que l’on utilise actuellement. « Étant donné que des millions de masques et de gants jetables jonchent déjà les trottoirs des villes et risquent de polluer nos rivières et nos océans, il nous faut impérativement trouver des solutions de rechange biodégradables pour éviter d’énormes répercussions sur l’environnement », affirme M. Foster.

« Si la COVID-19 nous a appris quelque chose, c’est à quel point il est crucial de disposer d’importantes réserves d’équipements de protection, comme des masques N95 et des masques chirurgicaux », explique Orlando Rojas, professeur de génie chimique et biologique, directeur scientifique au BioProducts Institute et membre du corps professoral de la Faculté de foresterie, de la Faculté des sciences appliquées et de la Faculté des sciences de la UBC. « Le Can-Mask est une solution prometteuse, car il associe le bois de la Colombie-Britannique – un matériau formidable qui pourrait favoriser la croissance de notre bioéconomie et créer des emplois – au savoir-faire du secteur industriel britannocolombien et aux technologies conçues et testées ici même, à la UBC. »

La conception du masque a nécessité les efforts combinés d’une équipe multidisciplinaire ayant réuni des chercheurs de la Faculté des sciences appliquées, de la Faculté de foresterie et de la Faculté des sciences de la UBC.

« Le Can-Mask n’est que l’une des nombreuses occasions qu’ont les chercheurs de la UBC de contribuer à résoudre un problème persistant, tout en stimulant l’économie de la Colombie-Britannique et du Canada, grâce à des travaux de recherche novateurs, à l’utilisation de ressources locales et à la création de débouchés permettant de ramener des gens au travail », ajoute M. Rojas, récemment nommé titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur les bioproduits forestiers à la UBC.

Les prototypes sont presque terminés, et la prochaine étape sera de passer à la mise à l’échelle et à la production selon des principes de rentabilité.

Cet article a été traduit et publié avec la permission de la This link will take you to another Web site University of British Columbia.