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Le programme Pathways to Graduate Studies inspire des étudiants autochtones à faire de la recherche


(Source d’image: The University of Winnipeg)

Pour un deuxième été consécutif, des Autochtones étudiant en sciences à la University of Winnipeg ont pu acquérir de l’expérience en recherche et tisser des liens avec d’autres étudiants autochtones grâce au programme Pathways to Graduate Studies (P2GS), financé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

Sur une période de quatre semaines (du 1er au 26 juin 2020), les étudiants ont participé à des cours de sciences sur la plateforme Zoom le matin et ont effectué des travaux de recherche l’après-midi, contre rémunération, sous la supervision de professeurs de la University of Winnipeg. Au cours de la première semaine du programme, les étudiants ont été invités à une activité d’enseignement ouverte dirigée par l’ainée Sharon Pelletier, qui leur a donné l’occasion de participer à une cérémonie de purification sur Zoom.

Cette année, les chercheurs participants étaient le Pr Craig Willis du Département de biologie; les Prs Athar Ata et Tabitha Wood du Département de chimie; le Pr Yannick Molgat-Seon du Département de kinésiologie et de santé appliquée; ainsi que les Prs Shakhawat Hossain, Blair Jamieson, Dwight Vincent et Jeff Martin du Département de physique.

Tout en travaillant à distance, les professeurs ont trouvé des façons novatrices de s’adapter et d’offrir aux participants du programme P2GS des occasions intéressantes de prendre part à des travaux de recherche de pointe.

Par exemple, le Pr Ata a utilisé Zoom pour montrer aux étudiants comment effectuer des expériences à distance, le Pr Molgat-Seon a fourni aux étudiants des données pour leur permettre de répondre à une question de recherche nouvelle, le Pr Jamieson a décidé de s’intéresser à l’étude de données existantes et à la réalisation de simulations sur de futurs détecteurs, et la Pre Wood s’est tournée vers des possibilités en matière d’apprentissage théorique.

« En tant que chimiste-expérimentatrice, je mène habituellement mes travaux dans un laboratoire sur le campus, ce qui n’est plus possible avec les restrictions imposées en réponse à la pandémie de COVID-19, explique la Pre Wood. J’ai créé un moyen de faire des travaux de recherche significatifs dans un contexte virtuel en mettant l’accent sur les aspects informatique et théorique de mes travaux. »

À l’origine, le Pr Martin prévoyait travailler à la mise au point et à la caractérisation de nouveaux capteurs magnétiques avec Gabrielle Glowatsky, étudiante ojibwée. Il a plutôt modifié son projet pour donner à l’étudiante l’occasion d’acquérir de la confiance dans l’application de calculs d’ingénierie à des bobines produisant des champs magnétiques.

Malgré les difficultés associées aux études hors campus, le programme ne cesse de croitre. En effet, le nombre de participants a plus que triplé, passant de trois étudiants en 2019 à dix en 2020.

Cette année, les participants au programme P2GS étaient Sara Baxter, Connor Boubard, Thomas Fleury, Gabrielle Glowatsky, Ashley King, Cassidy Lamerande, Silas Legget, Keith Mason et Benjamin Tuesday.

Étudiant métis de 17 ans, Silas Leggett vient d’obtenir son diplôme de la University of Winnipeg Collegiate. Il a hâte de commencer un diplôme en sciences à l’automne 2020 et a passé le mois de juin à travailler avec le Pr Hossain pour comprendre la COVID-19, grâce à l’analyse de données statistiques et à la modélisation.

Sous la supervision du Pr Hossain, Silas a examiné les tendances relatives aux nouveaux cas de COVID-19 et au nombre de décès prévus au pays en se fondant sur les données publiques les plus à jour sur la maladie.

S’il a décidé de soumettre sa candidature pour participer au programme, c’est en raison de l’expérience positive de sa sœur, Sidney Leggett, qui a participé l’an dernier. Sidney a découvert une passion et des aptitudes pour la recherche grâce au programme P2GS en 2019, ce qui l’a amenée à être acceptée dans un programme de stage d’été en astrophysique à la Queen’s University.

« Ma participation au programme P2GS a donné beaucoup de poids à mon curriculum vitæ. C’était ma première expérience en recherche et aussi la première fois que je travaillais avec une physicienne, raconte Sidney. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, mais ça s’est extrêmement bien passé. »

La Pre Melanie Martin a travaillé avec le Bureau de la recherche et de l’innovation pour lancer le programme P2GS en 2019. Elle est reconnaissante envers la Faculté des études supérieures pour son soutien inestimable, et envers la Pre Nora Casson, qui s’est jointe à elle à titre de coorganisatrice.

Cet article a été traduit et publié avec la permission de la This link will take you to another Web site University of Winnipeg.