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Des blessures subies au secondaire amènent une diplômée en génie à explorer les solutions biomédicales

(Source d’image : Owen Egan)

Pour Portia Rayner, ses études en génie à la University of Alberta ont eu l’effet d’un bouleversement « sismique » dans sa façon de penser.

Au départ, elle n’était pas du tout certaine que le programme de génie était le bon choix : elle avait déjà voulu être vétérinaire et avait aussi songé à étudier la chimie ou la pharmacologie.

« On entend toujours parler de ces enfants qui étaient destinés à devenir des ingénieures et ingénieurs, qui démontaient et réassemblaient toutes sortes de choses, lance Portia Rayner. Ce n’était pas vraiment mon cas. »

Comme elle obtiendra son diplôme cette semaine, on peut dire qu’elle sait maintenant qui elle est. Ses premiers pas en expérimentation et en innovation lui ont donné la confiance nécessaire pour s’attaquer aux grands problèmes de la technologie médicale, ce qu’elle fera en prenant la direction de l’Université McGill, où elle a obtenu une bourse d’études McCall MacBain.  

Elle s’intéresse tout particulièrement à la robotique souple, une technologie émergente faisant appel à l’utilisation de matériaux flexibles, comme le silicone, qui s’adaptent mieux au corps humain.

Son intérêt pour le traitement des blessures remonte à l’école secondaire, époque où elle a subi des commotions cérébrales et une lésion aux muscles ischiojambiers alors qu’elle était gardienne de but au handball.

« C’est l’une des principales raisons pour lesquelles je voulais étudier les biomatériaux », indique-t-elle.

Dans le cadre d’un programme de mentorat en génie appelé The Pod, elle a sans hésiter sauté sur l’occasion de participer au projet HANDi Hand – une prothèse de main à code source libre mise au point à la University of Alberta – et s’est servi de l’apprentissage machine pour amener la prothèse à initier automatiquement un mouvement de préhension lorsqu’elle entre en contact avec un objet, pour que son contrôle soit plus intuitif pour l’utilisateur.

À l’occasion de Neuro Nexus, un concours de conception ou « marathon de programmation », Portia a travaillé avec une équipe d’étudiants sur un appareil qui aide les ainés à améliorer leur équilibre et qui réduit ainsi les risques de chute. Elle a contribué à la conception d’un tapis sensible à la pression qui évalue la répartition du poids de la personne pendant qu’elle reproduit des mouvements affichés sur un tableau.

Toutes ces expériences lui ont appris, selon elle, à n’avoir peur de rien et à prendre conscience que l’échec peut nous enseigner bien des leçons.

« Quand je suis en processus de création, je sais que même si ça ne fonctionne pas, j’en retirerai de l’information et je pourrai mettre à l’essai mes cinq autres idées. »

Au-delà de sa propre formation, Portia s’est aussi donné pour mission d’aider d’autres jeunes femmes à se découvrir elles aussi une passion pour l’expérimentation. Grâce au financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, elle a créé sa propre activité de mentorat, un atelier intitulé Ada Code Challenge qui propose à des jeunes filles du secondaire d’apprendre les bases de la programmation de matériel.

« Le soutien que j’ai reçu de la Faculté de génie pour l’organisation de cette activité m’a réellement donné un sentiment d’appartenance, et c’était très encourageant de trouver d’autres gens qui ont aussi à cœur de créer davantage d’occasions pour les femmes en sciences, en technologie, en génie et en mathématiques, affirme-t-elle. Je voulais créer une activité à laquelle j’aurais aimé participer quand j’étais à leur place. »

Puisant dans son expérience de travail estival préuniversitaire en tant que monitrice subalterne du programme pour enfants DiscoverE de la Faculté, elle a choisi d’axer son atelier sur l’informatique physique, comme la programmation de robots, puisque c’est ce qui s’apparente le plus à sa formation pratique en génie. Dans un de ses ateliers, elle a notamment montré à des jeunes filles de la 10e à la 12e année comment programmer un cœur imprimé en 3D pour qu’il batte et vibre au rythme de leur propre pouls.

Pour elle, l’idéal serait d’obtenir un jour un poste de professeure en génie pour poursuivre son travail sur la robotique souple pour les appareils médicaux, et ouvrir des portes à d’autres en sciences, en technologie, en génie et en mathématiques.

« En tant que professeure, j’aurais l’occasion de travailler avec les étudiants et le corps professoral afin d’améliorer les choses pour les prochaines générations d’ingénieures et ingénieurs. Mon expérience en génie m’a donné confiance en mes capacités de leader et m’a montré à aborder le monde de différentes façons. »

Le présent article a été traduit et publié avec l’autorisation de la This link will take you to another Web site University of Alberta (en anglais seulement).