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Le cout de l’électricité finira-t-il un jour par baisser?

(Source d'image: Ian Selig)

La réduction du cout de l’électricité et des émissions de CO2 est un objectif que le professeur Adel Merabet vise à atteindre grâce à ses travaux sur l’intégration des énergies renouvelables à la Saint Mary’s University.

M. Merabet dirige le laboratoire des systèmes de commande et de mécatronique de l’université, un laboratoire de recherche axé sur l’ingénierie et la technologie.

« Dans mon laboratoire, nous travaillons à mettre au point des systèmes de commande et de gestion pour l’intégration des énergies renouvelables et l’utilisation efficace du stockage en batterie afin d’augmenter la capacité opérationnelle et la productivité des systèmes », explique M. Merabet.

Dans le cadre d’un projet de l’industrie mené à Yarmouth (Nouvelle-Écosse), M. Merabet a mis au point des logiciels et du matériel pour accroitre l’efficacité de l’équipement et travaillé sur des appareils automatisés qui régulent les systèmes de température dans le matériel de fabrication à grande échelle pour la firme Reused Plastic de Halifax.

« Ces projets permettent le transfert de technologies aux entreprises locales et fournissent à mes étudiants une expérience pratique qui leur sera utile dans leur future carrière », indique M. Merabet.

En février 2021, la province de la Nouvelle-Écosse s’est fixé comme objectif d’utiliser 80 % d’énergie propre d’ici 2030 dans le cadre de son Environmental Goals and Climate Change Reduction Act (loi sur les objectifs environnementaux et la réduction des changements climatiques). Les travaux de M. Merabet portent sur la recherche de solutions de rechange aux sources d’énergie classiques, notamment les sources renouvelables et les technologies de stockage en batterie.

Comme la demande en électricité en Nouvelle-Écosse augmente au même rythme que la population de la province, M. Merabet affirme que la construction d’une grande centrale électrique à grands frais n’est pas la solution. « Nous devons explorer l’utilisation de microréseaux et mettre au point des technologies permettant les échanges entre ces réseaux pour pouvoir produire de l’électricité dans des centres urbains comme Halifax. »

Les microréseaux sont autosuffisants, tirant parti de l’énergie solaire et éolienne pour produire de l’énergie électrique qui peut être utilisée localement dans les bâtiments voisins. Nombre de ces réseaux ont recours à des batteries pour stocker l’énergie, ce qui permet l’utilisation d’électricité pendant les pannes de courant.

Et bien que la production d’énergie renouvelable comme l’énergie solaire et l’énergie éolienne dépende des variations de l’ensoleillement et du vent, la façon dont l’énergie est stockée et le fonctionnement du stockage en batterie constituent des facteurs cruciaux. Une partie des travaux de recherche de M. Merabet consiste à mettre au point des batteries plus efficaces pour le transfert des énergies renouvelables.

M. Merabet affirme qu’en utilisant des méthodes améliorées de stockage en batterie pour les énergies renouvelables, on peut réduire la consommation de carburant diésel, abaisser le cout de l’électricité et diminuer les émissions de CO2, ce qui sera bénéfique à la fois pour notre portefeuille et pour l’environnement.

« En améliorant le stockage en batterie et en utilisant des microréseaux, nous pourrons utiliser cette source d’énergie pendant longtemps », affirme M. Merabet. « Cela profitera particulièrement aux communautés rurales et éloignées parce qu’elles n’auront plus besoin de recourir aux génératrices diésel. »

Le présent article a été traduit et publié avec la permission de la This link will take you to another Web site Saint Mary’s University (en anglais seulement).