Un nouveau programme de recherche sur les tourbières pour contribuer à réaliser la carboneutralité

<p>Photo d'un groupe de personnes marchant dans une très grande clairière à côté d'une forêt boréale composée principalement de conifères. On voit une longue ligne d'arbres en bordure s'étendre au loin et la clairière</p>

<p>est principalement recouverte d'un tapis de petits arbustes avec çà et là quelques conifères solitaires épars. Les personnes, qui semblent chercher quelque chose, portent des vestes colorées, créant un joli contraste avec le brun clair des arbustes, le vert</p>

<p>des arbres et un ciel gris-bleu.</p>
(Crédit photo : Nipissing University)

Colin McCarter, professeur adjoint à la Nipissing University et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les changements climatiques et environnementaux, s’est associé à la Ville du Grand Sudbury et à la société Vale Base Metals, aux côtés de Pete Whittington (Université de Brandon), d’Ellie Goud (Saint Mary’s University), de Nathan Basiliko (Lakehead University), de John Gunn et de Peter Beckett (Université Laurentienne), afin de faire progresser les travaux de recherche de son équipe sur les changements climatiques et la restauration des écosystèmes.

Appuyé par une subvention Missions d’Alliance, M. McCarter étudie les effets de la pollution par les métaux et le soufre attribuable aux activités minières passées dans le nord-est de l’Ontario sur le stockage de carbone, les émissions de gaz à effet de serre ainsi que la qualité du sol et de l’eau dans les zones humides. L’un des principaux objectifs de ces travaux est la mise au point de nouvelles méthodes pour restaurer à la fois la biodiversité et les services écologiques des tourbières gravement polluées.

« Les tourbières sont les zones humides les plus répandues dans le nord de l’Ontario et elles jouent un rôle important en ce qui concerne la qualité de l’eau et la séquestration du carbone », explique M. McCarter. « Les données recueillies nous seront utiles pour comprendre l’influence qu’elles ont sur les changements climatiques dans le nord de l’Ontario et nous aideront à déterminer comment protéger notre environnement et notre communauté. Nous espérons que ces travaux de recherche apporteront des solutions nordiques aux problèmes nordiques. »

Sudbury, en Ontario, est l’un des plus grands centres d’extraction de minerais métalliques au monde. Par le passé, ce centre comptait parmi les sources les plus importantes de pollution au dioxyde de soufre et aux métaux dans le monde. La remise en état des écosystèmes est un objectif important du programme de reverdissement de la Ville du Grand Sudbury. Par ailleurs, la Ville et la société Vale Base Metals ont toutes deux comme objectif de réduire à zéro leurs émissions de carbone d’ici 2050. Les connaissances qui seront issues des travaux de recherche contribueront à la réalisation de ce dernier objectif puisqu’elles permettront de restaurer la fonction naturelle de séquestration de carbone dans les tourbières du nord-est de l’Ontario et au-delà, dans les aires touchées par l’exploitation minière au Canada et ailleurs dans le monde.

« Nous nous réjouissons de soutenir cette recherche fondamentale », indique Lisa Lanteigne, gestionnaire de la section de l’environnement pour les activités de Vale Base Metals au Canada. « Vale Base Metals a fait des investissements importants en vue de réduire son empreinte écologique. Elle a notamment réalisé des réductions importantes de ses émissions dans l’atmosphère. Ce programme est un élément clé de la stratégie de reverdissement à long terme de Sudbury et pourrait permettre de restaurer les tourbières dans toute la région. »

M. McCarter explique que les travaux de recherche permettront de déterminer si les tourbières séquestrent du carbone ou rejettent du carbone dans l’atmosphère et si elles peuvent être restaurées. 

L’équipe de recherche comprend des collaborateurs et cochercheurs d’autres petites universités, soit la Saint Mary’s University, la Lakehead University, l’Université de Brandon et l’Université Laurentienne. Le projet offre également l’occasion à des étudiantes et étudiants de 1er cycle et des cycles supérieurs de participer à des travaux de recherche importants, en collaboration avec des partenaires d’autres universités, du secteur privé et du secteur public.

« Le leadership de Colin dans le domaine de la recherche sur les changements climatiques aura une incidence positive et durable sur nos collectivités », indique Barbi Law, vice-rectrice adjointe par intérim à la recherche, à l’innovation et aux études supérieures à la Nipissing University. « Nous nous réjouissons de voir son travail recevoir cette reconnaissance et cet appui bien mérités de la part du CRSNG. »

Le présent article a été adapté, traduit et publié avec la permission de la Nipissing University (en anglais seulement).

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